lundi 27 août 2012

La sténose bronchique

Je saute des étapes en écrivant cet article. Bien d’autres articles racontant mon parcours auraient dû le précéder.
Seulement, je pense qu'il est bon que j'en parle maintenant et, en temps voulu, je restituerai le tout dans le bon ordre chronologique.

Je suis donc greffé depuis le 6 juillet 2011. Depuis cette date, les "nouveaux" poumons font très bien leur boulot : oxygéner mon sang! Quelques petites infections et rejets, mais c'était "normal" et sans grande gravité jusqu'alors.
Pour celles et ceux qui me suivent sur Facebook, vous devez sans doute avoir l'impression que je me plains très souvent de complications... Et pour les autres, vous allez découvrir plus en détails ce dont il s'agit.

Depuis octobre 2011, un mois seulement après la sortie de mon hospitalisation post-greffe, je souffre de sténoses bronchiques : complications se situant aux bifurcations des deux poumons (vous savez, le genre de Y à l'envers), et plus précisément là où se trouve les points de suture. La sténose est donc une réaction du corps qui entraîne un rétrécissement de la bronche, ce qui, évidemment, cause une forte gêne respiratoire.
Cela a débuté à gauche. Pour contrer cet effet, on pose ce qu’on appelle une prothèse : une sorte de tube en silicone ou de "ressort" en je ne sais quelle matière! Un peu comme pour les malades cardiaques et le stint.
Mais, toujours en réaction, le corps forme des granulomes autour des prothèses posées et cela obstrue le tout. Le serpent qui se mord la queue...

Bronche qui se referme sur elle-même -> pose de prothèse pendant une fibroscopie avec anesthésie générale -> formation de granulomes (et mauvaise évacuations des sécrétions) -> ôter la prothèse (choisir de laisser cela comme tel ou d’en poser une seconde) -> et ça recommence…

C'est donc ce fameux cercle vicieux qui me pourrit la vie depuis 10 mois maintenant.

Cependant, et par chance, ce problème est bénin, très chiant (là, on peut se permettre le mot!) mais sans répercussion sur les poumons et sur la greffe en elle-même.

On ne peut pas dire quand ça ira mieux. A chaque fibro, on se dit "cette fois, c'est la bonne" (je dis "on", en parlant de l'équipe médicale et moi).

Alors, celle-ci sera la dernière, ou pas?!

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